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Le resorcinol

Le résorcinol est une matière de base entrant dans la fabrication de résines phénoplastes (résines formaldéhyde-résorcinol) utilisées essentiellement dans l’industrie du caoutchouc et des pneumatiques et dans l’industrie du bois pour la fabrication de colles. On le retrouve aussi dans des produits capillaires, des produits pharmaceutiques, comme ingrédient dans certains produits agrochimiques ou utilisé comme ignifugeant.

Les études actuelles n’indiquent pas de persistance dans l’environnement ni de bioaccumulation. Toutefois, le résorcinol présente une toxicité pour les organismes aquatiques : les études de toxicité sur les animaux montrent des effets de sensibilisation de la peau, d’irritation des yeux et du système respiratoire, des effets sur le système nerveux central et sur les glandes surrénales et une possibilité d’action mutagène.

L’exposition au résorcinol chez l’humain a été associée à des troubles du système nerveux central et des anomalies des globules rouges.

Il est démontré que le résorcinol peut agir comme perturbateur endocrinien :

- Par une action anti-thyroïdienne (chez l’animal et l’humain)

- Par un effet œstrogènique (xéno-œstrogène), in vitro.

Dans une expérimentation in vitro sur des levures, il a été démontré qu’un mélange de xénœstrogènes considérés comme « faibles », incluant le résorcinol monobenzoate, est capable de modifier significativement les effets du 17ß-estradiol, un œstrogène stéroïde puissant. Or, cette modulation se produit même lorsque chaque xénœstrogène est présent à des doses qui, individuellement, n’induisent pas d’effets mesurables.

Il faudrait donc plus de données sur les effets combinés et à faible dose du résorcinol. On manque également d’études sur l’exposition par l’eau, les aliments, ainsi que sur les effets à long terme sur les personnes exposées par leur travail : les travailleurs des usines produisant du résorcinol, de l’industrie du caoutchouc et des pneus et les coiffeuses manipulant des teintures capillaires.

On retrouve du résorcinol dans des produits de soins ou pharmaceutiques tels que : produits capillaires (colorants d’oxydation, lotions), crèmes fongicides, lotions (traitement de l’acné, des dermatites séborrhéiques, eczéma, psoriasis, verrues), crèmes pour ulcères de la jambe. La réglementation limite la teneur en résorcinol pour les produits capillaires.

Le résorcinol peut aussi se trouver dans la nature en tant que composé phénolique naturel dans des végétaux ou comme résultat de la réduction, l’oxydation et la dégradation microbienne de substances humiques (humus du sol).

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  • Les alkylphénols

    Les alkylphénols sont présents dans les détergents, les cosmétiques, les produits de nettoyage et une large gamme de produits industriels. Leurs effets sur la vie aquatique sont très graves et les études en laboratoire ont démontré qu’ils imitent les œstrogènes.

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  • Le plomb

    Au Canada, les concentrations de plomb dans l’air de la plupart des villes canadiennes sont maintenant en dessous de la limite pouvant être détectée, résultat de l’interdiction d’ajouter du plomb comme additif dans l’essence des voitures. Pourtant, le plomb reste présent dans un grand nombre de produits de consommation, ce qui est particulièrement préoccupant pour la santé des enfants. Il y a un consensus mondial des experts pour affirmer qu’aucun niveau d’exposition au plomb n’est sécuritaire.

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  • Le triclosan

    Le triclosan est un produit de synthèse utilisé depuis plus de 30 ans comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation. La communauté scientifique et les groupes environnementaux contestent l’innocuité et le caractère inoffensif de cette substance. En effet, le triclosan peut perturber le fonctionnement de la thyroïde chez l’humain. De plus, il se dégrade en composés toxiques, cancérigènes, bioaccumulables et persistants.

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  • Le BHA et le BHT

    L’hydroxyanisol butylé (BHA) et le butylhydroxytoluène (BHT) sont deux additifs alimentaires qui protègent les aliments gras contre l’oxydation. On les retrouve aussi dans les cosmétiques, pour la même raison. Ils sont classés parmi les cancérigènes en Californie et interdits dans certains pays. On s’inquiète de leur toxicité et de leur activité œstrogénique.

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  • Le bisphénol A (BPA)

    Le bisphénol A (BPA) est présent dans de nombreux produits d’usage courant. Il s’agit d’un des constituants des plastiques rigides tels que le polycarbonate. La capacité du BPA à imiter l’œstrogène est bien documentée.

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  • Le cadmium

    Par rapport au reste de la population, les fumeurs sont plus exposés au cadmium présent dans le tabac. Le cadmium est un cancérogène associé au cancer du poumon. Toute la population en absorbe également, en quantités très faibles, par l’alimentation, ainsi que par l’air et l’eau. L’exposition au cadmium est connue pour causer des dommages aux poumons, aux reins et aux os (ostéoporose).

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  • Le téflon et les composés perfluorés

    Les composés perfluorés (PFC), tels que le téflon, ont la propriété de repousser l’eau, les matières grasses et la poussière. Cela justifie leur utilisation comme antiadhésif, imperméabilisant et protecteur. Les PFC sont persistants et s’accumulent dans les êtres vivants, causant des problèmes de développement et de la reproduction ainsi que des troubles du métabolisme. Ils sont cancérigènes et agissent sur les hormones thyroïdiennes.

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  • Les ignifuges bromés (PBDE)

    En prévenant la naissance des flammes dans le mobilier et les appareils électroniques, les ignifuges bromés (PBDE) donnent une impression de sécurité. Cependant, on constate de nos jours que les êtres vivants de tout le globe ont accumulé des PBDE dans leur corps. Ils influent sur les hormones thyroïdiennes et causent principalement des troubles du comportement et une réduction de la fertilité.

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  • Le mercure

    Le méthylmercure (la forme organique du mercure) est facilement absorbé par l’organisme, surtout par l’alimentation : il peut circuler dans les tissus du corps humain, atteindre le cerveau et le fœtus dans lesquels il s’accumule. Le mercure inorganique, sous forme vapeur, est transporté par l’air et peut être inhalé par les poumons.

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  • Les parabènes

    Afin d’éviter la croissance de bactéries et de moisissures dans les cosmétiques, les parfums, les produits de soins personnels, les aliments ou certains produits pharmaceutiques, on y ajoute des parabènes. Cette famille de substances se retrouve dans 80 % des produits de soins personnels.

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  • Les phtalates

    Les phtalates ont deux usages principaux : ils assouplissent les plastiques et ils stabilisent les parfums. Or, à la maison, les objets de plastique et les produits parfumés sont légion. Les phtalates bloquent l’effet de la testostérone, imitent les œstrogènes et modifient la production d’hormones thyroïdiennes.

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© Lise Parent, 2009